Pourquoi j'écris
Tous les matins je m’assois à mon bureau, j’aime écrire. Passionnée par les affaires criminelles,
je m’y plonge avec délice à la recherche d’un certain aspect de la nature humaine,
celle-ci est trop complexe pour qu’on ne décrive que sa bonté. Le mal, qui trouve son expression aboutie dans le crime,
me surprend dans chaque affaire. Et m’interpelle. À toutes les fois, je me demande : aurait-il été possible de l’empêcher ?
Je n’ai pas toujours de réponse.
Quand on a la chance d’écrire, on ne peut pas vivre dans une bulle. Écrivain engagée, dans chacun de mes livres,
j’aborde des questions de société :
- la schizophrénie dans La serpe du Maudit,
- l’antisémitisme ordinaire et la maltraitance conjugale dans Le crime de l’Ascension,
- l'inceste dans Une vierge assassinée,
- l’enfance dépossédée et la pédophilie dans Le meurtrier du mois d’août,
- l’absolutisme parental et la persécution d’une vulnérable dans La séquestrée de Poitiers,
- le jeu pervers dans Le chéri magnifique,
- les pulsions et les passions de l'enfance dans L'enfant assassin,
- l’extrême-droite en France entre les deux guerres dans L’empoisonneuse à la digitaline,
- le handicap dans Puissances démoniaques en terre maçonne,
- le criminel sans limites dans Le tueur du Paris-Mulhouse,
- le crimes minutieusement prémédités dans Les Diaboliques de Waldighoffen,
- …
Je suis objective, mais jamais neutre.
Je n’ai qu’un souhait : qu’après avoir lu un de mes livres, mes lecteurs se trouvent plus proches des autres.
Mes livres ? un petit plus d’humanité.